② Comparaison des fonctions. Croissances comparées.
③ Développements limités. Taylor-Young. DL usuels.
④ Opérations sur les développements limités.
⑤ Utilité des DL. Développements asymptotiques. 1 2 3 4 ⑤
Applications locales des DL
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On peut avoir besoin de développements limités pour trouver un simple équivalent d’une somme.
Par exemple, pour un équivalent de {\sin(\,\text{sh}(x))-\,\text{sh}(\sin(x))} en {0}, il faut développer {\sin(x)} et {\,\text{sh}(x)} à l’ordre {7} (pour atteindre les premiers coefficients qui ne se simplifient pas).
On trouve {\begin{cases}\sin(\,\text{sh}(x))=x-\dfrac{x^5}{15}-\dfrac{x^7}{90}+\text{o}(x^7)\\\\\text{sh}(\sin(x))=x-\dfrac{x^5}{15}+\dfrac{x^7}{90}+\text{o}(x^7)\end{cases}}
Finalement : {\sin(\,\text{sh}(x))-\,\text{sh}(\sin(x))=-\dfrac{x^7}{45}+\text{o}(x^7)\stackrel{0}{\sim}-\dfrac{x^7}{45}}.
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Plus généralement, soit le développement {f(x)=\displaystyle\sum_{k=0}^na_k(x-x_0)^k+\text{o}((x-x_0)^n)}.
Si tous les {a_k} sont nuls, alors {f(x)} est négligeable devant {(x-x_0)^n} au voisinage de {x_0}.
Sinon, et si {m} est l’indice minimum tel que {a_m\ne0}, alors {f(x)\sim a_m(x-x_0)^m} en {x_0}.
Inversement, si {f(x)\sim a_m(x-x_0)^m} en {x_0}, avec {m\in\mathbb{N}}, alors {f(x)=a_m(x-x_0)^m+\text{o}((x-x_0)^m)}.
Plus généralement, avec exemple le DL usuel : {\cos x=1-\dfrac{x^2}{2!}+\dfrac{x^4}{4!}+\text{o}(x^4)}.
On peut écrire les équivalents : {\cos x-1\stackrel{0}{\sim}-\dfrac {x^2}{2!}}, ou encore {\cos x-1+\dfrac{x^2}{2!}\stackrel{0}{\sim}\dfrac {x^4}{4!}}
On sait que cela implique la dérivabilité de {f} en {x_0}, avec {f(x_0)=a_0} et {f'(x_0)=a_1}.
L’équation de la tangente {\Delta} à {y=f(x)} en {x=x_0} est donc {y=a_0+a_1(x-x_0)}.
Remarque : si le DL n’est valable qu’à gauche ou à droite de {x_0}, il s’agit d’une demi-tangente.
Soit {m} l’indice minimum tel que {m\ge2} et {a_m\ne0}.
Alors {f(x)-a_0-a_1(x-x_0)\sim a_m(x-x_0)^m} au voisinage de {x_0}.
On en déduit le placement local de la courbe {y=f(x)} par rapport à la (demi-)tangente {\Delta}.
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Si {m} est pair, le placement de {y=f(x)} par rapport à {\Delta} est donné par le signe de {a_m}.
Si {a_m>0}, la courbe est localement « au-dessus » de sa tangente.
Si {a_m\lt 0}, la courbe est localement « en-dessous » de sa tangente. -
Si {m} est impair, la courbe {y=f(x)} « traverse » {\Delta} au voisinage de {M_0}.
Dans ce cas, la droite {\Delta} est donc une tangente d’inflexion.
Voici les allures possibles au voisinage de {A(x_{0},a_{0})}, quand {a_{1}=f'(x_{0})} est strictement positif.
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{f(x_{0}+h)=a_{0}+a_{1}h+a_{m}h^{m}+\text{o}(h^{m})}, {a_{1}>0}, {m} pair, {a_{m}>0} :

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{f(x_{0}+h)=a_{0}+a_{1}h+a_{m}h^{m}+\text{o}(h^{m})}, {a_{1}>0}, {m} pair, {a_{m}\lt 0} :

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{f(x_{0}+h)=a_{0}+a_{1}h+a_{m}h^{m}+\text{o}(h^{m})}, {a_{1}>0}, {m} impair, {a_{m}>0} :

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{f(x_{0}+h)=a_{0}+a_{1}h+a_{m}h^{m}+\text{o}(h^{m})}, {a_{1}>0}, {m} impair, {a_{m}\lt 0} :

Voici les allures possibles au voisinage de {A(x_{0},a_{0})}, quand {a_{1}=f'(x_{0})} est strictement négatif.
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{f(x_{0}+h)=a_{0}+a_{1}h+a_{m}h^{m}+\text{o}(h^{m})}, {a_{1}\lt 0}, {m} pair, {a_{m}>0}:

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{f(x_{0}+h)=a_{0}+a_{1}h+a_{m}h^{m}+\text{o}(h^{m})}, {a_{1}\lt 0}, {m} pair, {a_{m}\lt 0}

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{f(x_{0}+h)=a_{0}+a_{1}h+a_{m}h^{m}+\text{o}(h^{m})}, {a_{1}\lt 0}, {m} impair, {a_{m}>0} :

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{f(x_{0}+h)=a_{0}+a_{1}h+a_{m}h^{m}+\text{o}(h^{m})}, {a_{1}\lt 0}, {m} impair, {a_{m}\lt 0} :

Enfin, voici les allures possibles au voisinage de {A(x_{0},a_{0})}, quand {a_{1}=f'(x_{0})} est nul :
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{f(x_{0}+h)=a_{0}+a_{m}h^{m}+\text{o}(h^{m})}, {m} pair, {a_{m}>0} :

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{f(x_{0}+h)=a_{0}+a_{m}h^{m}+\text{o}(h^{m})}, {m} pair, {a_{m}\lt 0} :

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{f(x_{0}+h)=a_{0}+a_{m}h^{m}+\text{o}(h^{m})}, {m} impair, {a_{m}>0} :

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{f(x_{0}+h)=a_{0}+a_{m}h^{m}+\text{o}(h^{m})}, latex]{m}[/latex] impair, {a_{m}\lt 0} :

Au vu des douze cas précédents, on comprend qu’une condition nécessaire pour que {f} admette un extrémum local en {x_{0}} est que le coefficient de degré {1} dans le développement de {f(x_{0}+h)} soit nul.
Ce n’est pas une condition suffisante comme on le voit avec les deux derniers cas ci-dessus.
En revanche, si {f(x_{0}+h)=a_{0}+a_{m}h^{m}+\text{o}(h^{m})}, avec {m\ge 2} et pair (en général {m=2}) et {a_{m}\ne 0}, alors la fonction {f} présente en {x_{0}} un extremum local (un minimum si {a_{m}>0}, un maximum si {a_{m}\lt 0}).
Dans un tel développement, la différence {x-x_{0}} constitue « l’infiniment principal », et la présence des puissances successives de {(x-x_{0})} illustre une approximation locale de {f(x)} (de plus en plus précise au fur et à mesure de l’avancement dans ce développement).
Dans une telle écriture, il est important de conserver l’ordre des puissances croissantes de {(x-x_{0})}.
Surtout il ne faut jamais développer les {(x-x_0)^k} quand {k\ge2}.
En revanche, on rappelle que {y=a_0+a_1(x-x_0)=a_1x+(a_0-a_1x_0)} représente l’équation de la tangente à la courbe représentative de {f} au point {A(x_0,a_{0}=f(x_0))} à la courbe {y=f(x)} : on peut donc réordonner cette partie du développement sans risque.
Branches infinies
Compléments
- Une suite implicite
- Recherche d’asymptote
- Développements asymptotiques
- Développement asymptotique et EQD
- Étude d’une suite récurrente d’ordre 1
- Approximation de racines de polynômes
- Développement d’une racine d’un polynôme
- Une approximation de π
- Analyse d’une suite implicite
- Développement d’une suite implicite
- Un développement asymptotique
- Formule de Stirling











