② Partie entière. Densité de ℚ. Racines, exposants.
③ Graphes. (Im)parité. Symétries. Périodes. Monotonie.
④ Dérivée et variations. Bij réciproque. Dérivée n-ième.
⑤ Exp, Ln. Puissances. Arcsin/cos/tan. Sh, Ch, Th.
⑥ Étude de fonctions. Inégalités utiles. 1 2 ③ 4 5 6
Représentations graphiques
On dit que {\mathcal{D}} est le domaine de définition de la fonction numérique {f}.
Le plus souvent, {\mathcal{D}} est un intervalle ou une réunion disjointe d’intervalles.
On munit le plan d’un repère orthogonal (et même, le plus souvent, orthonormé).
L’ensemble {(\Gamma)} des points {M(x,f(x))} est appelé courbe représentative (ou graphe) de {f}.
Chaque droite verticale {x=x_{0}}, où {x_{0}\in\mathcal{D}}, rencontre {(\Gamma)} en l’unique point {(x_{0},f(x_{0}))}.
On voit ici la courbe représentative d’une fonction définie sur un segment {[\alpha,\beta]} de {\mathbb{R}}.

Soit {f:\mathcal{D}\to\mathbb{R}} une fonction, et soit {(\Gamma)} sa courbe représentative.
À partir de {f} et d’un réel {a}, on va voir plusieurs définitions d’une fonction {f_{a}} : on va déterminer son domaine {\mathcal{D}_{a}}, et trouver la relation géométrique entre les courbes {(\Gamma)} de {f} et {(\Gamma_{a})} de {f_{a}}.
La courbe {(\Gamma_{a})} se déduit de {(\Gamma)} par la translation de vecteur {(0,a)}.
En effet, on a les équivalences : {\begin{array}{rl}M(x,y)\in\Gamma_{a}&\Leftrightarrow y=f_{a}(x)=f(x)+a\\\\ &\Leftrightarrow y-a=f(x)\Leftrightarrow N(x,y-a)\in\Gamma\end{array}}

Le domaine {(\mathcal{D}_{a})} se déduit de {(\mathcal{D})} par la translation {x\mapsto x-a}.
De même, {(\Gamma_{a})} se déduit de {(\Gamma)} par la translation de vecteur {(-a,0)}.
En effet, on a les équivalences : {\begin{array}{rl}M(x,y)\in\Gamma_{a}&\Leftrightarrow y=f_{a}(x)=f(x+a)\\\\&\Leftrightarrow N(x+a,y)\in\Gamma\end{array}}

Ainsi {(\mathcal{D}_{a})} se déduit de {(\mathcal{D})} par la symétrie {x\mapsto a-x} par rapport à la valeur {a/2}.
De même, {(\Gamma_{a})} se déduit de {(\Gamma)} par la symétrie par rapport à l’axe vertical d’équation {x=a/2}.
En effet, on a les équivalences : {\begin{array}{rl}M(x,y)\in\Gamma_{a}&\Leftrightarrow y=f(a-x)\Leftrightarrow N(a-x,y)\in\Gamma\end{array}}

Cas particulier : la courbe représentative de {x\mapsto f(-x)} est symétrique de {(\Gamma)} par rapport à {Oy}.
Ainsi {(\mathcal{D}_{a})} se déduit de {(\mathcal{D})} par l’homothétie {x\mapsto x/a}.
De même, {(\Gamma_{a})} se déduit de {(\Gamma)} par une homothétie de rapport {1/a} selon les abscisses uniquement (ce qui produit un effet en accordéon horizontal).
En effet, on a les équivalences : {\begin{array}{rl}M(x,y)\in\Gamma_{a}&\Leftrightarrow y=f(ax)\Leftrightarrow N(ax,y)\in\Gamma\end{array}}
Sur l’exemple ci-dessous, on a choisi {a=2}.

Ici {(\Gamma_{a})} se déduit de {(\Gamma)} par une homothétie de rapport {a} selon les ordonnées uniquement (ce qui produit un effet en accordéon vertical). En effet, on a les équivalences :
{M(x,y)\in\Gamma_{a}\Leftrightarrow y=af(x)\Leftrightarrow N(x,y/a)\in\Gamma}
Sur l’exemple ci-dessous, on a choisi {a=2}.

Sur cet exemple, on voit quatre solutions distinctes {\alpha\lt 0\lt \beta\lt \delta} de l’équation {f(x)=0}.
On voit aussi trois solutions {a\lt b\lt c} de {f(x)=\lambda} (la solution {a} étant qualifiée de « double » ou « multiple »).
De la même manière, on interprète facilement les solutions des inéquations {f(x)\lt \lambda}, ou {f(x)\le \lambda}, ou {f(x)\ge \lambda}, ou {f(x)> \lambda}.
