Isométries vectorielles

Plan du chapitre "Espaces préhilbertiens réels"

Isométries vectorielles

Définition (isométries vectorielles, automorphismes orthogonaux)
Soit {E} un espace euclidien. Soit {f} une application de {E} dans lui-même.
On dit que {f} est une isométrie vectorielle (ou encore : un automorphisme orthogonal) si {f} est linéaire et si elle « conserve la norme », c’est-à-dire si : {\forall\, u\in E,\;\left\|{f(u)}\right\|=\left\|u\right\|}.

Les expressions « automorphisme orthogonal » et « isométrie vectorielle » sont donc synonymes.
Toute isométrie vectorielle {f} de {E} est effectivement un automorphisme de {E}.

Soit {f} un automorphisme orthogonal et soit {u} un vecteur non nul de {E} : s’il existe un réel {\lambda} tel que {f(u)=\lambda u}, alors nécessairement {\lambda} est dans {\{-1,1\}}.

Proposition (caractérisation des isométries vectorielles)
Soit {f} un endomorphisme d’un espace vectoriel euclidien {E}.
Les propriétés suivantes sont équivalentes :

  • {f} est une isométrie vectorielle (c’est-à-dire elle conserve la norme).
  • {f} conserve le produit scalaire : {\forall\, (x,y)\in E^2,\;\left({f(x)}\mid{f(y)}\right)=\left(x \mid y\right)}.
  • {f} transforme toute base orthonormale de {E} en une base orthonormale de {E}.
  • {f} transforme une base orthonormale de {E} en une base orthonormale de {E}.

Le groupe orthogonal

Les applications {\text{Id}} et {-\text{Id}} sont des automorphismes orthogonaux de {E}.
Le composé de deux automorphismes orthogonaux de {E} est un automorphisme orthogonal de {E}.
Enfin, si {f} est un automorphisme orthogonal alors {f^{-1}} est un automorphisme orthogonal.

On peut résumer ces propriétés de la façon suivante :

Proposition (groupe orthogonal d'un espace euclidien)
Soit {E} un espace euclidien. On note {O(E)} l’ensemble des automorphismes orthogonaux de {E}.
Alors {O(E)} est un groupe pour la composition des applications, appelé groupe orthogonal de {E}.

Symétries vectorielles orthogonales

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